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30.08.2022

Hector Guimard (2/3)

dernier, nous inaugurions notre série d'articles consacrés à Hector Guimard, cet architecte du 16ème arrondissement, tant-il est vrai qu'il a laissé, ici, plus de réalisations architecturales abouties, que dans tout autre quartier de Paris ou ville de France. Cette semaine, sans vraiment sortir du 16ème, attardons-nous sur le Guimard architecte d'usine, de locaux commerciaux ou industriels et surtout d'édicules pour le Métro.

 

Guimard, mobilier urbain et architecture industrielle

 

L'une des interventions les plus connues de l'architecte dans l'urbanisme parisien est sans aucun doute ses fameuses entrées et stations de Métro (dont beaucoup ont malheureusement disparues). En 1899, à l'occasion du concours  organisé par la toute nouvelle compagnie du métropolitain de Paris pour la réalisation d’édicules destinés à couvrir les stations des entrées souterraines, Hector Guimard est le seul concurrent à soumettre un projet résolument Art Nouveau. Contre toute attente, le président du conseil d’administration choisit le projet très moderniste de Guimard et lui confie la réalisation de tous les édicules des lignes 1 à 6. Le succès de ce nouveau style appelé "Style métro" passe malheureusement très vite de mode puisqu'en 1902, c'est la rupture entre Guimard et la compagnie du métro.

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Si, un certain nombre d'édicules "simples" ont survécus (87 à ce jour qui sont d'ailleurs entrenus avec soin par la Ville de Paris qui posséde les moules de toutes les pièces de fonte) il ne reste que trois édicules "couverts" d'une verrière (Ste Opportune, Abesse anciennement devant l'Hôtel de Ville et Dauphine), ici celui de la Porte Dauphine.

Les autres interventions moins connues de Guimard, et dont malheureusement il ne reste plus grand chose, sont ses réalisations industrielles ou commerciales, démarrées dès 1888, avec le Grand Café-restaurant "Au Grand Neptune" (détruit), 148, quai d'Auteuil (aujourd'hui quai Louis Blériot). Puis le fameux Pavillon de l'Electricité, en 1889, pour l'Exposition Universelle. Après 1902, à la demande d'un de ses plus importants clients, Nozal, pour qui il a édifié un Hôtel particulier rue du Ranelagh (aujourd'hui détruit), il signe les plan d'un hangar et un immeuble pour des bureaux, 9, quai de Passy (aujourd’hui avenue du Président Kennedy). Enfin en 1920, il est aussi l'architecte d'un garage d’automobiles (détruit) rue Jasmin. Malgré cela, il conserve l'image d'un architecte très mondain, même s'il est vrai que ce fut dans la réalisation de demeures et hôtels particuliers qu'il put librement et abondamment s'exprimer, en particulier dans notre arrondissement, comme nous le verrons prochain.

 

par Antoine

07:40 Publié dans Culture | Lien permanent | Envoyer cette note

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Commentaires

Messieurs dames,

pardonnez mon français terrible. Je suis architecte et écris à une reconstruction littéraire de l'hôtel Nozal dans un détective Roman. Ma question concerne les plans originaux de l'hôtel Nozal: Où devient ce conserve et je peux vous étudier ou éventuellement copie reçu, éventuel par e-mail?
Je merci vous tellement pour votre patience et vous salue très cordialement

Vous

Hans G. Langrieger, architecte,

Ecrit par : Langrieger | 20.09.2022

Plusieurs documents font partie des collections du Musée d'Orsay.

N'hésitez pas à m'envoyer un e-mail pour plus d'informations : contact@paris16info.com

Ecrit par : Delphine | 20.09.2022

Après de longues recherches, nous avons retrouvé les plans de l'Hôtel Nozal dans le livre "Guimard" (ISBN 2711823296, édité par la Réunion des Musées Nationaux en 1992), pages 290 et 291. Un chapitre entier est d'ailleurs consacré à cet hôtel. Le livre est malheureusement définitivement indisponible, mais vous pouvez peut-être vous le procurer en bibliothèque ou d'occasion. Par ailleurs, ces plans sont certainement disponibles aux Archives de Paris et de la Seine.

Ecrit par : Delphine | 30.09.2022

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