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19.10.2022

Prostitution dans le 16ème, état des lieux (1/2)

Le 16ème arrondissement a malheureusement, depuis des décénnies, la réputation d'être une terre de prédilection pour ce qu'on nomme pudiquement le plus vieux métier du Monde. Le Bois de Boulogne est ainsi mondialement connu pour des raisons qui rendent peu fiers ses riverains. Outre les questions morales qui sont liées à ce type d'activité et qui peuvent, on le comprend, choquer une part de la population parisienne, les nuisances et les risques qu'entrainent ce commerce illicite pour les riverains sont considérables. La question de la prostitution en France écarte souvent du débat la question bien réelle des conséquences de la prostitution sur les riverains. Ainsi en préparant cet article, j'ai reçu le témoignage d'une jeune fille étudiante à Dauphine qui m'a édifié. Celle-ci m'a raconté qu'il n'était pas rare, en attendant le bus, qu'on lui demande les tarifs pour des services que je vous laisse imaginer. Cela est malheureusement révélateur du climat qui règne en ces lieux, encore aujourd'hui. Et cela n'est rien, car il ne faut pas oublier les nombreux trafics d'êtres humains, le proxénétisme, les actes de violences et le type d'individus qui tourne autour de la prostitution.

Aussi, la très critiquée loi du 18 mars 2003 pour la sécurité intérieure, dans laquelle était intégré le délit de racolage passif a fait naître chez les habitants du 16ème l'espoir de voir enfin disparaître de nos rues la prostitution. Un premier projet de loi avait d'ailleurs été présenté dès 2001, par le député du 16ème sud, Claude Goasguen, visant à sanctionner le "racolage passif", au moins aux abords de certains lieux publics. A la même époque, Françoise de Panafieu, élue du 17ème arrondissement mais habitante du 16ème, proposait de revenir sur la fermeture des Maisons Closes, instaurée en 1946 par la loi dite Marthe Richard, avec l'espoir de pouvoir exercer sur la prostitution un contrôle sanitaire et social qui permettrait d'éradiquer le proxénétisme et le trafic d'être humain.

Il faut voir dans l'intérêt des élus pour cette question, la mesure de l'exaspération des électeurs, riverains des lieux de prostitution. Nous verrons demain ce qu'il en est deux ans après l'entrée en vigeur du délit de "racolage passif".

 

par Antoine

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