20/10/2022

Prostition dans le 16ème, état des lieux (2/2)

Quelques mois avant que ne soit adopté la loi pour la sécurité intérieure en 2003 qui devait condamner le racolage passif des prostituées du 16ème arrondissement et du bois de Boulogne ont créés l'association France Prostitution dans le but de faire barrage à cette disposition de la loi. Si cette association n'a pas obtenu gain de cause, elle est demeurée depuis très active, continuant à militer pour un retrait de la loi sur le racolage, et entamant une négociation avec les forces de police de l'arrondissement.

A ce sujet, voici les déclarations de Claudia Gomez, porte-parole de l'association, rapportées par un grand quotidien parisien : "Nous avons rencontré le commissaire divisionnaire. Nous lui avons expliqué que nous étions, comme lui, farouchement opposées au proxénétisme mais que les prostituées indépendantes voulaient pouvoir exercer leur travail correctement. A partir de ce postulat, nous avons pu commencer à travailler ensemble".

Ainsi en acceptant d'avoir une tenue correcte, d'être plus discrète et de ne pas travailler aux abord de certains lieux, elles ont négociés une relative impunité. Avec celles qui ne respectent pas ces consignes, alors seulement, les policiers interviennent. Un exemple qui fait école et qui devrait être exporté vers le Bois de Vincennes, où les rapports prostituées, riverains et policiers sont nettement moins bon.

On tempérera se bilan plutôt optimiste tiré par la police et par les prostituées en déplorant tout de même la non application de la loi. La prostitution est-elle réellement moins visible ? La criminalité qui entoure ce type de commerce a-t-elle disparue ? De l'avis général des riverains interrogés en préparant cet article le constat n'est pas aussi idyllique que l'on voudrait le présenter ça et là. Peut être aussi que la volonté politique de résoudre ce problème n'est pas encore assez affirmée.

 

par Antoine

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