13/05/2022

Compte rendu de mandat de Claude Goasguen du 12 mai 2009 – Quartier Muette Nord –

Grande nouvelle !!!

Cette fois-ci c’est enfin le Printemps !!!

Après une journée entière sous la pluie, le temps s’est bizarrement subitement éclairci pour laisser la place à un joli soleil de mai.

Je ne comprenais pas la raison de ce changement météo si soudain jusqu’à ce que je ne découvre un Claude Goasguen en grande forme entouré d’une sémillante équipe de conseillers municipaux dans le gymnase de l’école du 25 rue de Passy.

L’assistance était un peu clairsemée, c’est dommage, parce qu’autant le dire tout de suite cette réunion était intéressante.

La forme était d’un grand classicisme (une prise de parole de Claude Goasguen, suivie d’une séance de questions/réponses) mais le fond posait parfaitement (à travers la problématique du 16ème) ce que sont le rôle et les limites de l’action d’une mairie d’arrondissement d’opposition dans le contexte juridique de la Loi PLM.

En réalité une mairie d’arrondissement n’a que très peu de pouvoirs de décision réels.

Paris est une ville centralisée en termes de gestion : tout se décide ou se contrôle à l’Hôtel de Ville.

Un maire n’a pas de budget, pas de moyens significatifs, il n’a qu’un pouvoir d’influence ce qui veut dire que quand il est un maire d’opposition au Maire de Paris….

Il m’a donc semblé que Claude Goasguen a très bien posé la problématique de son action en tant que Maire du seizième au cours de cette réunion.

Deux politiques municipales d’arrondissement sont en effet possibles :

La première consiste à courber l’échine en attendant des jours meilleurs et en essayant de négocier avec l’Hôtel de Ville des « gentlemen agreements » lorsque les problèmes deviennent trop aigus pour la population (propreté, crèches, sécurité…).

La deuxième consiste à poser des rapports de force avec la Mairie de Paris, et, pour se faire, essayer d’obtenir un large soutien de la population lorsque les intérêts de l’arrondissement sont en jeu et de faire par ailleurs le maximum de ce qu’on peut à l’échelon local pour essayer d’améliorer concrètement les choses.

Je ne surprendrais personne en disant que Claude Goasguen, de par sa personnalité et par souci d’efficacité, a plutôt tendance à privilégier la deuxième politique.

Je ne surprendrai non plus personne de ceux qui me connaissent en disant qu’il a, sur cette politique, mon soutien objectif et actif : il m’a suffi d’assister une fois à l’Hôtel de Ville aux réactions des conseillers de quartier parisiens au mot « seizième » pour me faire mon opinion sur ce qui est globalement possible et ce qui ne l’est pas.

Il y a un présupposé à la négociation de « gentlemen agreements », c’est l’existence de gentlemen des deux côtés…

D’après Claude Goasguen, il y a très clairement cinq problèmes graves non traités dans notre arrondissement :

Une urgence pour la petite enfance : on n’a pas anticipé la courbe démographique locale, il y a 590 places de crèche, halte-garderie etc. et il y a 4000 demandes !!! Un comité d’urgence « Petite enfance » a été créé dans l’arrondissement, toutes les pistes sont explorées pour aider les familles.

Un problème récurrent de propreté : la situation était dramatique il y a quelques mois, elle s’est améliorée pour deux raisons, la population de l’arrondissement commençant à se mobiliser,  des moyens supplémentaires ont été attribués par le central, et, d’autre part une action de sensibilisation au civisme a été entreprise par la mairie d’arrondissement auprès du public en particulier des enfants. Reste que la situation est fragile et que la vigilance s’impose.

Un problème sous-jacent de places dans les écoles de l’arrondissement : pas plus que n’a été anticipé le problème des places en crèche, le problème de l’évolution des capacités d’accueil scolaire n’a été prévu, comme il faut environ 4 ans pour faire une école, nous constaterons tôt ou tard un déséquilibre entre la demande et l’offre scolaire. Tant auprès du Rectorat de Paris que de l’Hôtel de Ville, la mairie d’arrondissement intervient.

Un problème préoccupant de logement des classes moyennes dans l’arrondissement : La Loi SRU oblige à 20% de logements sociaux dans les communes. Ne sont d’ailleurs comptabilisé que le locatif (comprendre HLM). Du fait des prix sur le marché libre, la classe moyenne ne peut s’installer dans le seizième, voire même y rester. Elle ne peut non plus prétendre bénéficier de logements sociaux. Si l’on ajoute à cela que la mairie de Paris a consacré 850 millions d’Euros à préempter des immeubles occupés (par exemple rue de Passy) et qu’elle attribue la majorité de ces logements dans une absence totale de transparence, les conditions sont réunies pour un pugilistique … « Mano a Mano » .... entre la Mairie d’arrondissement et l’Hôtel de Ville.

Un problème futur de dérive des impôts locaux sur Paris : Sur 7 milliards de budget parisien, 1 milliards provenait des droits de mutation, véritable manne céleste qui permettait une gestion pittoresque des effectifs communaux et d’envisager des projets plus ou moins superfétatoires. L’ennui c’est que du fait du ralentissement du volume des transactions immobilières et de la baisse des prix de l’immobilier cette ressource a tendance à se tarir (moins 400 millions cette année) et qu’il faut la compenser par l’impôt (en septembre + 10% en taxe d’habitation et +52% en taxe foncière). Il est à noter que ce n’est pas pour autant qu’est arrêtée la mise en œuvre de projets dispendieux, comme celle du stade Jean Bouin dont personne n’a réellement besoin et le projet des Halles (500 millions d’euros tout de même). A cet égard, j’ai regretté que monsieur Goasguen n’ait pas demandé à monsieur Yves Hervouët des Forges, à la fois fin connaisseur du monde du sport à Paris et doté d’une vision équilibrée et pragmatique de la pratique sportive, de dire quelques mots sur le projet Jean Bouin qui touche directement notre arrondissement. C’est un peu les limites de l’exercice de compte rendu de mandat de ne pouvoir être exhaustif sur tous les points traités ; il est vrai qu’une réunion dédiée au sport s’est tenue récemment à la mairie.

A la suite de quoi, a eu lieu la traditionnelle séance de questions/réponses avec le public c’est essentiellement madame Dreyfuss qui s’est chargée d’y répondre avec sa clarté et sa compétence habituelle.

En ce qui concerne l’immeuble de la place Possoz rien n’est actuellement décidé, ou du moins rien n’est connu de sa future destination, la question sera posée par Claude Goasguen au Conseil de Paris.

En ce qui concerne la liaison mécanique du parc de Passy, après avis défavorable des Bâtiments de France une solution « ascenseur » est envisagée.

Il y a eu un débat autour du problème des SDF de la rue de l’Annonciation, problème extrêmement difficile, a priori sans réelle solution autre que de très long terme avec un soutien aux personnes, comme c’est le cas pour la rue de Varize.

Je n’ai pu assister à la fin du compte-rendu de mandat de la première année de l’action de la nouvelle équipe municipale mais cet exercice m’a paru une très bonne occasion de promouvoir la Démocratie locale participative dans notre arrondissement.

 

Jean Marie Saugey

Conseiller de quartier « Muette nord » 

Écrire un commentaire